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LES JOURNÉES DU PATRIMOINE À TRETS DIMANCHE 16 SEPTEMBRE
Inauguration du Château |
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Inauguration
du Château des Remparts
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Le Château des Remparts est situé à l'extrémité sud-est de l'ancienne cité médiévale. Il pourrait avoir été édifié par un Geoffroi, un d'Agoult ou un Burgondion, au XIIème ou au XIIIème siècle. Les remparts lui ont été adossés par la suite. Dans la période médiévale, il servira de résidence aux seigneurs de Trets. Le 2 février 1554, les tretsois permirent au seigneur de Foresta de jeter un pont sur les fossés séparant le château du grand jardin mais ses successeurs s'empareront de ces fossés et les feront combler. Ce n'est qu'en 1791, pendant la période révolutionnaire, que la Communauté rentrera en possession de cette propriété usurpée qui deviendra alors le jeu de mail. C'est aujourd'hui le boulevard Etienne Boyer. Le seigneur propriétaire du château fut Jean-Luc Thomassin de Peynier, décédé à Paris en 1807. Cheminée |
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Donc, 9 siècles
après son édification, non seulement le château est
encore debout mais il connaît une nouvelle renaissance. Il s'agit
d'une construction en équerre retouchée à maintes
reprises, avec des créneaux et des gargouilles. Ses grandes
façades en calcaire blanc du pays sont percées de fenêtres
irrégulières, géminées ou à meneaux,
ouvertes ou rebouchées au fil des siècles. Il renferme
un escalier monumental dont la sous-face, ainsi que les hottes de deux
imposantes cheminées, avaient été habillées
de gypseries au XVIIIème siècle. Malheureusement, celles-ci
ont été irrémédiablement dégradées
par la malveillance et le dernier incendie qui a affecté la bâtisse
avant son achat par la ville en 1992. Merci aux élus et aux collectivités territoriales qui ont rendu le château aux tretsois. Guy Van Oost |
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Plaques
signalétiques patrimoniales
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Un
conte historique :
Le Bassacagi de la ville de Trets d'après Antoine Richard |
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Cette année-là -en 1957, ont écrit les historiens tretsois, (mais l'amateur que je suis, pencherais plutôt pour 1536) - la foire de la Saint Barthélémy n'eut pas lieu. Et pour cause... Comme un ouragan spectaculaire, en un éclair, les vandales avaient piqué sur nous, et peuchère, l'avantage n'était pas du côté des gens de Trets. C'est de là pourtant, que nous vient le surnom de bassaquets, et je vais vous en raconter l'histoire : L'empereur d'Autriche, Charles Quint, caressait depuis 1524, le projet de reconstituer l'ancien Royaume d'Arles et de s'emparer de la Provence. Pour cela, il avait rassemblé une armée effrayante sur les rives de Var, qui représentaient la frontière de notre pays, et le jour de Saint-Jacques de Compostelle , le 25 juillet, après la messe, il donna le signal de l'invasion. |
Grande
Salle
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Le roi de France, François 1er, manquait de soldats pour assurer la défense de la Provence qui n'appartenait à la France que depuis une dizaine d'années. Il donna alors l'ordre de battre en retraite, mais aussi de vider tous les villages des vivres qui pourraient venir en aide à l'envahisseur. Brignoles, Tourves, Saint-Maximin, se plièrent aux ordres du roi, et les gens allèrent s'abriter au fond des vallons en emportant avec eux tout ce qu'ils avaient à manger. À Trets, nous avons toujours été très têtus. Les consuls de la commune répondirent aux messagers royaux qu'ils seraient assez forts pour se défendre à l'abri des remparts, et qu'en tout cas, les monceaux de céréales et de vivres présents dans les greniers, ne bougeraient pas de là. Vous savez qu'il ne faut jamais faire le fanfaron devant les soldats ! Le maréchal de Bonneval, qui commandait l'armée française, ne tergiversa pas : il fit pointer deux pièces de canon sur chacune des portes de la ville et donna l'ordre aux soldats de faire exécuter la volonté du roi. Une maison après l'autre, la mise à sac, le saccage, le bassacagi de nos richesses commença ; on vida à la rue les barriques de bon vin et les jarres d'huile, à la suie les sacs de blé ; les poules, les lapins, les cochons furent égorgés et enterrés dans le fumier ou jetés dans les puits. Et dans la ville saccagée, il ne restait plus aux gens désorientés que leurs grands yeux pour pleurer. Et c'en était pas terminé ; lorsque les Impériaux arrivèrent, de rage, et pour achever la fête, ils mirent le feu à quelques maisons et rasèrent quatre tours de défense des remparts... Et c'est par raillerie que les voisins de la vallée baptisèrent les tretsois : les bassaquets. Le nom de nous a plus quittés. Nous ne nous en fâchons pas, loin de là, et de bon ceur nous vous disons : "Bienvenue à tous ! Bienvenue dans notre bonne ville de Trets ! Bienvenue au château !" Guy Van Oost |
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